3 cachotteries en se baladant dans le Vieux-Lille

Lille est une ville qu’on découvre et redécouvre régulièrement. Attablé à la terrasse d’un bar du Vieux-Lille, en virée shopping sur la grand Place ou simplement en flânant dans les ruelles, il suffit de lever les yeux pour réaliser le charme de la ville.

Au delà de son architecture, l’histoire de Lille est très riche. Tour à tour flamande, bourguignonne, espagnole avant de devenir française, Lille vient de partout, tout comme sa population cosmopolite. Aujourd’hui, attardons-nous dans le Vieux-Lille et arrêtons-nous sur trois cachotteries.

De l’eau dans la rue de la monnaie

Histoire Lille 3
Des vestiges d’un moulin se trouvent rue de la Monnaie. Cet édifice du Moyen-Age  alimentait en eau les boulangers de l’Hospice Comtesse d’à côté. Il faut savoir qu’à cette époque le Vieux-Lille était traversé par de nombreux canaux. Il est d’ailleurs possible de visiter une partie du canal Saint-Pierre à deux pas de là pendant les journées du patrimoine. En fermant les yeux, on peut imaginer les barques des Lillois du Moyen-Âge. Aujourd’hui, il ne reste du moulin qu’un bout de mur en briques rouges, emblématique du quartier.

Un temple franc-maçonnique dans la rue Thiers

Histoire Lille 2
Le Vieux-Lille abrite le lieu de réunion de la loge « la Lumière du Nord » du Grand Orient de France et siège du Cercle philosophique de la Métropole lilloise dans la rue Thiers. L’immeuble est sobre et les invités sont rares : les francs-maçons ouvrent très exceptionnellement leurs locaux aux profanes. De la rue, il est toujours possible d’étudier la fresque sur la façade un sphinx, une pyramide, un soleil d’or rayonnant et une figure féminine portant un miroir à main qui symbolise la lumière du nord.

Une place aux oignons à la mauvaise réputation

Histoire Lille 1
Cette place est l’un de nos endroits préférés du quartier. Cachée des regards, difficile de ne pas tomber sous le charme bourgeois bohême de ses pavés et de ses briques. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Dans les années 70, la place avait la réputation d’être un véritable coupe-gorge qui fit la joie des réalisateurs de quelques films noirs. Le nom de la place ne viendrait pas d’un marché mais du premier donjon des comtes de Flandres : du latin « dominium », nous sommes passés à dominion puis à « des oignons ».

Laisser un commentaire